
Le Samudaripen - le génocide des Tsiganes
Le 8 avril 2026, une commission de l’Assemblée nationale a reconnu le génocide des Roms, Sintis, Gitans, Manouches, Yéniches et Voyageurs
Le Samudaripen ou génocide tsigane a fait, en Europe, entre 250 000 à 500 000 victimes
Des expositions

Regards croisés : la Shoah et le génocide des Tsiganes
Le 24 mai 2026 au Mémorial de la Shoah - 17 rue Geoffroy l'Asnier, Paris 4e
Entre histoires connectées et différences, cette visite montre les spécificités de la Shoah et du génocide des Tsiganes pendant la Seconde Guerre mondiale.
- Pour réserver (entrée gratuite)

Ceija Stojka - « Garder les yeux ouverts »
Du 27 février au 21 septembre 2026, un exposition d'oeuvres de Ceija Stojka - Musée des Beaux-Arts et d’Archéologie - 1 place de la Révolution - 25 000 Besançon
Le musée des Beaux-Arts et d’Archéologie consacre une exposition à Ceija Stojka, artiste rom autrichienne et survivante des camps nazis. À travers 113 œuvres, l’exposition « Ceija Stojka met en lumière un travail à la fois bouleversant et lumineux, qui témoigne du génocide des Roms pendant la Seconde Guerre mondiale (le Samudaripen) tout en célébrant la nature, la vie et la résilience.
Née en 1933 dans une famille rom, Ceija Stojka est déportée enfant à Auschwitz-Birkenau, puis à Ravensbrück et Bergen-Belsen, d’où elle est libérée en 1945. Longtemps silencieuse, elle commence dans les années 1980 à raconter son histoire par l’écriture, puis par la peinture. Autodidacte, elle développe une œuvre foisonnante mêlant textes, peintures et dessins, reconnue aujourd’hui comme essentielle pour la mémoire du XXᵉ siècle ...
À Besançon,
la force poignante des peintures de
Ceija Stojka,
œil ouvert sur les camps de la mort
Un article sur le site de la revue Beaux Arts
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Des oeuvres littéraires

Auschwitz est mon manteau et autres chants tsiganes
Ceija Stojka
Pour elle, « le tournesol est la fleur du Rom ». Elle aime « la pluie, le vent et l'éclair ». Elle ne connaît pas la peur. Elle, c'est Ceija Stojka, la première femme rescapée des camps de la mort à témoigner par l'art et la poésie. Les poèmes de cette autodidacte proviennent des carnets où se mêlaient dessins, souvenirs de l'horreur, notes journalières et listes de mots allemands dont elle appprenait l'orthographe. Son œuvre bouleverse parce qu'elle est arrachée à l'oubli. La lire, c'est gagner en humanité.

Nous vivons cachés - Récits d’une Romni à travers le siècle
Ceija Stojka
Avec Je rêve que je vis ?, Nous vivons cachés
(de nouveau traduit par Sabine Macher) permet au public francophone de découvrir l’ensemble des écrits de témoignage de Ceija Stojka publiés de son vivant. Paru en Autriche en 2013, pour les quatre-vingts ans de son auteure, ce volume rassemble les récits écrits par Ceija Stojka et originellement publiés en 1988 et 1992, revus et enrichis par Karin Berger (réalisatrice et documentariste autrichienne qui a accompagné Ceija Stojka tout au long de son travail de mémoire) de deux poèmes de Ceija, deux entretiens menés avec elle en 1987 et 1992 et d’un témoignage sur l’importance de cette rencontre.
Dans les deux premiers chapitres, « C’est ça le monde ? » et « Voyage vers une nouvelle vie », les souvenirs se concentrent sur l’effarement de l’enfant déportée, sa vision du monde basculé dans l’horreur des camps de concentration, mais aussi sur la vie d’avant (les planques dans la Vienne occupée) et de l’après-déportation (le long voyage de retour à Vienne, les retrouvailles avec les autres membres de la famille et le monde des Gagjé, plus ou moins bienveillants, l’adversité de ce retour dans l’indifférence, sinon l’hostilité, de l’administration autrichienne après guerre). Puis nous découvrons l’adolescente ayant retrouvé la liberté — et les difficultés — de la vie itinérante de sa famille à travers l’Autriche, et la jeune et moins jeune femme, au fil des décennies, se battant pour vivre décemment avec trois enfants à charge.
Les entretiens, quant à eux, permettent d’entrer plus avant, au gré d’anecdotes plus ou moins heureuses, dans la vie de cette femme bouleversante d’humanité, son quotidien, sa traversée du siècle, appuyée sur les traditions de son peuple. Enfin, « Voyages dans la Kaiserstrasse » de Karin Berger contextualise les récits de Ceija, tout en apportant une expérience intime de cette histoire (avec un petit et avec un grand H), évoquant son propre voyage dans l’univers rom, et dans cet « entre mondes » dont l’appartement de Ceija était devenu le symbole...

Je suis tsigane et je le reste - Des camps de réfugiés Roms jusqu'à la Sorbonne
Anina
Je m'appelle Anina, j'ai 22 ans et je suis Rom. J'ai connu la misère, les insultes, les camps sordides. En France, je n'ai pas toujours mangé à ma faim, j'ai dû faire la manche dans la rue pour survivre. J'en suis humiliée à jamais. Mais je voudrais aussi vous raconter mon autre histoire. J'ai appris le français avant d'obtenir mon bac et j'étudie à la Sorbonne pour devenir magistrat. Quand on a surmonté ce que j'ai connu, c'est que l'on a la rage de réussir... Je n'ai jamais oublié d'où je viens et, à travers mon histoire, je veux faire comprendre qui nous sommes vraiment. Bien sûr il y a des problèmes, mais les Roms ne sont pas seulement des "voleurs de poules". C'est une communauté qui a une culture et une histoire fortes. Il ne faut pas en avoir peur, mais nous donner une chance. Comme celle que j'ai eue en France.

Couleur de fumée - Une épopée tzigane
Ményhért Lakatos
Un enfant grandit, écartelé, entre sa communauté tzigane de naissance et la société hongroise dans laquelle il est scolarisé. Au fil d’une histoire haletante et dramatique, il apprendra qu’on ne peut accepter sa propre identité dans toute sa complexité que par la confrontation, douloureuse, avec l’autre.
Si «Couleur de fumée» a obtenu en quelques années une consécration internationale, c’est parce que Menyhért Lakatos a su tirer de son expérience personnelle une épopée vibrante qui met magnifiquement en scène les trois actes de la tragédie du peuple tzigane : la nostalgie de la liberté, la violence tribale et l’abomination du génocide.

La Route des Gitans
Miguel Haler
Dans une Pologne exsangue et dévastée par la guerre, une Allemagne en proie aux bombardements alliés, où la délation est monnaie courante, Sara la petite danseuse gitane et Franz le déserteur sont pourchassés par la Gestapo. Relatant des faits réels,
La Route des Gitans est l’histoire bouleversante de Franz et de Sara, l’histoire de leur fuite éperdue et d’une passion tragique.
Les différents protagonistes de ce récit ont vraiment existé et Miguel Haler avec émotion nous livre ici leur « presque » testament.
Issu de la culture des « Gens du voyage », Miguel Haler nous emporte dans cette époque déjà lointaine où les Gitans du nord de l’Europe parcouraient les routes dans des roulottes de bois tirées par des chevaux. Des Saintes-Maries-de-la-Mer (lieu du fameux pèlerinage), jusqu’aux confins de la Prusse orientale, nous découvrons la tribu du vieux Bolochka, avec ses coutumes, ses croyances, sa musique et sa façon de vivre au jour le jour. L’arrivée du nazisme en Allemagne va faire basculer dans l’horreur le destin de Sarah et de sa famille, contrainte de fuir et de se cacher.
Il existe peu de témoignage du « Génocide oublié »
Celui des Tziganes et des Gitans qui fut perpétré par le régime nazi entre 1938 et 1945.
Ce livre nous en parle avec justesse et passion.
Hommage rendu aux « Gens du voyage » et acte de mémoire, il décrit les errances, les peines mais aussi les joies de ces gens qui le plus souvent connurent une fin atroce.
Un dictionnaire

Dictionnaire du peuple rrom
Morgan Garo-Farré
Minorité transnationale répartie aux quatre coins de la planète, les Rroms font régulièrement la une de l’actualité en raison de la stigmatisation dont ils sont victimes. Pourtant ils sont mal connus, souvent réduits à un folklore.
Cet ouvrage sous forme de dictionnaire permet de découvrir ce peuple sans État, au travers de son histoire, de sa culture et de ses figures les plus marquantes.
Au fil de plus de 300 entrées, cette histoire est déclinée par pays et par thèmes. Sont abordées les expressions culturelles du peuple rrom tout comme la longue histoire de discriminations et de résistances qui le caractérise.
D’«Afghanistan» à «Samudaripen» en passant par «Charlie Chaplin» ou «Saimir Mile», ce Dictionnaire du peuple rrom entend apporter sa contribution à la connaissance d’une histoire, de voix et de combats trop rarement entendus.
Des livres d'histoire

Samudaripen - Le génocide des Tsiganes
Claire Ausias
Ce livre relate l'histoire d'un génocide perpétuellement nié.
Entre 1938 et 1946, des centaines de milliers de Tsiganes ont été exterminés par les nazis et leurs alliés.
En France, comme ailleurs, les autorités ont pu disposer de fichiers élaborés depuis le début du XXe siècle par les polices internationales, ancêtres d'Interpol. La responsabilité du régime de Vichy dans ce génocide a été reconnue par le président Hollande quant à l'internement administratif des tsiganes perpétré par l'Etat national français.
Cette nouvelle édition intègre les découvertes et travaux les plus récents survenus ces dernières années sur ce génocide sur lequel l'auteur n'a cessé de travailler.
Pour contribuer à la levée de cette amnésie criminelle, Claire Auzias dresse ici un panorama entièrement revu et augmenté pour sa troisième édition du Samudaripen,dont ce peuple a été victime en Europe.

Les oubliés d'Auschwitz / d'après le témoignage de Gervaise Schmitt, rescapée des camps de la mort
Cécile Chambon
A travers le témoignage bouleversant de Gervaise Schmitt, rescapée d'Auschwitz, Cécile Chambon fait revivre le quotidien de ces hommes, femmes et enfants qui ont vécu l'épouvantable tragédie des camps de la mort. L'originalité de son ouvrage est de révéler un aspect méconnu de cette histoire en retraçant le destin brisé de la communauté tsigane persécutée au même titre que les Juifs. Si leur quotidien n'a rien à envier à celui de leurs compagnons d'infortune, leur parole est restée trop longtemps tue. Ce livre a pour ambition de leur rendre hommage et plus encore de restaurer la mémoire de ces oubliés de l'histoire dont le terrible destin se confond avec celui de tous les déportés.

Ces barbelés que découvre l'histoire : Un camp pour les tsiganes... Et les autres, Montreuil-Bellay 1940-1946
Jacques Sigot
Chronique d'un camp de concentration français, près de Saumur. Un aspect méconnu de l'histoire contemporaine des Tsiganes... et des autres. Camp géré par Vichy, camp parmi tant d'autres, plus d'une centaine, dont celui-ci est largement représentatif. Tour à tour poudrière, stalag, camp d'internement de nomades, de collaborateurs, de civils allemands... terrain de manoeuvres pour l'armée française, avant sa vente aux enchères. Nombreux témoignages.
Cette 4° édition apporte d'autres inédits, dont le Journal complet, avec dessins, plan et photos, des religieuses qui partagèrent volontairement la vie du camp et accompagnèrent l'éducation des enfants.

La déportation des Tsiganes de France et de Belgique
Monique Heddebaut
Les Tsiganes et les Nomades étaient la cible de discriminations et de persécutions depuis au moins le xixe siècle. Le rejet et la xénophobie dont ils étaient l’objet, se sont intensifiés avec le nazisme, puis avec l’Occupation et les régimes autoritaires en Europe. Pris au piège des législations allemande, française et belge, ils ont été assignés à résidence, internés, et pour une partie d’entre eux, déportés et exterminés.
Cet ouvrage fait le point sur la situation du Nord-Pas-de-Calais et de la Belgique devenus Zone rattachée à Bruxelles. C’est l’histoire des Tsiganes du convoi Z du 15 janvier 1944 parti de Malines — le Drancy belge — vers Auschwitz-Birkenau. D’autres en France, dans les Zones nord et sud, furent extraits des camps d’internement réservés aux Nomades, raflés, et transférés dans les camps de concentration du Reich et leurs Kommandos de travail. Utilisés dans le cadre de la « Guerre totale », au service de l’industrie de guerre, ils étaient condamnés à l’esclavage-extinction.
Cette étude pionnière met en lumière les itinéraires et les traitements spécifiques selon chaque Zone, à partir des sources allemandes, belges et françaises. Elle permet de documenter le sort réservé à une partie de la population et d’inscrire les violences génocidaires dans l’histoire de nos pays respectifs.

Des Tsiganes vers Auschwitz - Le convoi Z du 15 janvier 1944
Monique Heddebaut
À l’automne 1943 plus de 350 Tsiganes, hommes, femmes, enfants, sont arrêtés dans le Nord-Pas-de-Calais et en Belgique. Ils forment un unique convoi, appelé « Convoi Z » à destination d’Auschwitz. Après la déportation des Juifs, Himmler a décidé en mars 1943 leur transfert dans le camp des familles à Auschwitz-Birkenau. Voyage sans retour pour plus de 90% d’entre eux. Pour la première fois, l’histoire de ce cas spécifique de déportation fait l’objet d’une étude approfondie et globale. Cet ouvrage apporte des précisions rares et essentielles sur le sort des Tsiganes et leur histoire tragique. Ils se sont retrouvés pris au piège des politiques nationales et de l’idéologie nazie en Europe, car vivant sous un régime d’exception avant même que les nazis ne les déportent et ne les exterminent. Ce travail aux abondantes références bibliographiques est étayé par des sources nouvelles ou inexploitées, par des documents et pièces d’archives allemandes, belges et françaises. Il s’appuie sur nombre de témoins directs et, surtout sur deux survivants du camp d’extermination, récemment retrouvés et qui n’intéressaient absolument personne. Antoine et Joséphine Lagrené, adolescents en 1943, racontent leur vie dans l’univers concentrationnaire, lors de plusieurs entretiens, éminemment émouvants avec l’auteure. Leurs récits inédits apportent des éléments indispensables pour comprendre comment les Tsiganes furent stérilisés dans le Block 10 de Josef Mengele, exterminés à Auschwitz, assassinés à Buchenwald, Ravensbrück et leurs Kommandos.

Les Tsiganes - Une destinée européenne
Henriette Asséo
À la fin du Moyen Âge, d'étranges voyageurs arrivent en Europe, faisant à rebours l'itinéraire des Croisades. D'où viennent-ils ? Qui sont-ils ? Ils ne le savent pas eux-mêmes. On les appelle «Bohémiens» ou «Égyptiens». D'emblée, le mystère de leurs origines fascine. Commence alors un temps de splendeur. Du XVIᵉ au XVIIIᵉ siècle, en Occident et en Orient, les Tsiganes sont serviteurs de la grande noblesse, maîtres dans l'art militaire comme dans l'art divinatoire, experts en chevaux et musiciens de cour. Au XIXᵉ siècle, le vent tourne. Le mystère laisse place au soupçon, la fascination à la défiance : le déclin matériel, la crainte populaire et le harcèlement des gendarmes, bientôt relayés par une législation d'exclusion, en font des «romanichels».
Henriette Asséo fait revivre la force d'une culture autre, prodigieusement riche, en plein cœur de l'Europe.
Entretiens et articles

Les tsiganes face aux persécutions nazies
Un entretien avec Claire Ausias, spécialiste des Tsiganes
Elle a consacré depuis plus de trente ans une grande partie de ses recherches à l’histoire des Tsiganes, plus particulièrement autour du génocide et des persécutions nazies.
Son livre Samudaripen, le génocide des Tsiganes, édité pour la première fois en 1999, fait l’objet de plusieurs rééditions.
L'autrice explique ici les racines de son travail.


Le génocide des Tsiganes européens, 1939-1945
Sur le site Musée de l'Holocauste de New York
Les Tsiganes furent l’un des groupes persécutés pour des raisons raciales par le régime nazi et ses alliés dans toute l'Europe.
Les Nazis considéraient les Tsiganes comme "racialement inférieurs" et s’appuyaient sur les préjugés sociaux de nombreux Allemands non nazis à leur encontre. En de nombreux points, le sort des Tsiganes s’apparentait à celui des Juifs. Sous le régime nazi, les Tsiganes subirent des internements arbitraires, furent soumis au travail forcé et assassinés en masse. Les autorités allemandes exterminèrent des dizaines de milliers de Tsiganes dans les tterritoires occupés par les Allemands en Union soviétique et en Serbie. Des milliers d’autres furent tués dans les camps de mise à mort d'Auschwitz-Birkenau, Chelmno, Belzec, Sobibor et Treblinka.

L'autre génocide
Un article d'Henrriette Asseo dans la revue L'Histoire N° 43 - daté avril - juin 2009
omme les Juifs, les Tsiganes ont été la cible des nazis et ont été exterminés en masse, dans le camp d'Auschwitz ou sur le front de l'Est. De 40 à 90 % des familles tsiganes allaient disparaître.
Avec l'arrivée au pouvoir de Hitler en 1933, les Tsiganes furent l'objet d'une politique systématique d'internement, puis de déportation et d'extermination. Elle était dictée par l'idéologie raciale du régime : les Tsiganes germaniques étaient, pour les experts de la « science raciale », des Indo-Européens dont le métissage avait corrompu la nature « aryenne ». L'identification d'un seul grand-parent comme Zigeuner faisait basculer toute la descendance dans la persécution.
Par ailleurs, toutes les grandes villes d'Allemagne ont créé, entre 1933 et 1935, sans ordre du pouvoir central, des camps d'internement dit Zigeunerlager . En 1936, un camp fut ouvert à Berlin-Marzahn pendant les Jeux olympiques ...
A la radio

Les Tsiganes, tragédie oubliée de la Seconde Guerre Mondiale
Sur France Inter, le 23 janvier 2026
On estime qu'entre 100.000 et 300.000 Tsiganes ont été tués durant la Seconde Guerre Mondiale en Europe. En France,environ 7.000 ont été parqués dans des camps d'internement, et au moins 500 déportés vers les camps de la mort. Aujourd'hui, il est difficile de trouver des traces de cette histoire...
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Le génocide des Tziganes
Sur France Culture, le 31 mars 2006
L'émission se concentre sur le génocide tzigane, un autre cas de figure génocidaire, dont le caractère problématique paraît en quelque sorte autorisé. Et ce d'autant plus que les Tziganes ont dans l'histoire de la déportation et de l’extermination nazie un problème d'identification historique. L'historienne Henriette Asséo rappelle ainsi que le problème tzigane s'est posé aux Allemands dès le début des années 1930, avant même la question juive. Elle insiste sur la nécessité de remettre en cause l'idée populaire que les Tziganes seraient une population marginale, et donc un problème mineur pour les Nazis ...
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